L’Union nationale des infirmiers et infirmières du Congo (UNIC) tire la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante de milliers de professionnels de santé à travers le pays. Selon son secrétaire général, Joseph Kibangula, plus de 80 000 infirmiers attendent toujours leur mécanisation.
A cela, il faut ajouter leur admission au statut d’agents de l’État ainsi que leur promotion en grade, une situation qu’il attribue à la lourdeur et à la lenteur administratives du gouvernement.
Cette déclaration a été faite mercredi 4 février 2026, à Kinshasa, à l’issue de la IVᵉ édition du Conseil national de l’UNIC, organisée durant trois jours.
À cette occasion, le syndicat a dressé un état des lieux sans complaisance des conditions socioprofessionnelles des infirmiers, qualifiés de pilier incontournable du système de santé congolais.
Joseph Kibangula a notamment dénoncé les difficultés liées au paiement des salaires par certaines banques partenaires de l’État.
Selon lui, ces institutions constituent un véritable obstacle au bien-être des agents, allant parfois jusqu’à prendre des décisions qui relèvent normalement de la responsabilité du gouvernement, ce qui affecte gravement la motivation et la dignité des infirmiers dans l’exercice de leur métier.
Par ailleurs, l’UNIC affirme poursuivre les échanges avec les autorités sur des questions clés telles que l’alignement à la prime de risque et une rémunération équitable des infirmiers en tant qu’agents publics.
Signalons que ce syndicat exhorte le gouvernement à prendre des mesures concrètes et urgentes afin de répondre aux revendications légitimes de ces professionnels, dont le rôle demeure essentiel pour la santé des populations.
La rédaction VC Africa











