Cette déclaration est signée par Julien Tembea Mumbarhi, cadre du Parti Congolais pour le Progrès dirigé par Aimé Jules Murhula Manegabe. Cet acteur politique établit une lecture juridique du dialogue national proposé par le président Félix Tshisekedi. Votre Rédaction a jeté un coup d’œil sur cette déclaration le vendredi 13 Février 2026.
S’appuyant sur la Constitution du 18 février 2006 révisée, ainsi que sur les principes du droit constitutionnel, du droit international public et humanitaire, l’auteur affirme que toute initiative de dialogue doit viser exclusivement la restauration de l’ordre constitutionnel, de la paix civile et de l’autorité de l’État.
Selon lui, l’article 63 impose à chaque citoyen le devoir de défendre l’intégrité territoriale. Dans cette optique, un dialogue national ne saurait être assimilé à une négociation politique classique avec des groupes armés.
Il ne serait recevable que s’il demeure strictement conforme à la Constitution et ne conduit ni à sa suspension ni à son altération. Il rappelle en référence l’expérience du Dialogue de la Saint-Sylvestre de 2016, facilité par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, présenté comme un précédent ayant permis une sortie de crise dans le respect de la légalité.
Refus de toute légitimation politique issue de la violence
Dans sa déclaration, ce compatriote insiste également sur l’article 5 de la Constitution, qui consacre la souveraineté populaire par les élections libres. De ce principe découle, selon lui, l’impossibilité juridique pour toute autorité issue d’une rébellion armée d’accéder à une légitimité institutionnelle.
Ainsi, le dialogue ne devrait en aucun cas devenir un mécanisme de partage du pouvoir avec des mouvements armés, notamment l’AFC/M23, accusé d’agir avec l’appui du Rwanda.
Plus profond encore, ce citoyen avisé souligne aussi la nécessité d’une représentation équitable de la société civile, y compris celle provenant des zones affectées par les conflits, afin de garantir l’expression démocratique des populations concernées.
Sur le plan institutionnel, il affirme que le dialogue devrait prioritairement sécuriser le processus électoral et consolider l’indépendance de la Commission Électorale Nationale Indépendante, condition essentielle à la crédibilité des scrutins.
Protéger l’ordre constitutionnel
Dans le même temps, ce haut cadre du PCP aborde en outre la question de l’éligibilité aux hautes fonctions publiques, estimant que toute personne impliquée dans une rébellion ou une entreprise de déstabilisation de l’État devrait être déclarée inéligible, afin de préserver la neutralité et la sécurité des institutions.
Il rappelle enfin que, conformément à l’article 215 de la Constitution et aux engagements internationaux de la République démocratique du Congo.
Et ce, notamment ceux découlant du Cour pénale internationale, les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité doivent être poursuivis, aucune amnistie ne pouvant couvrir ces infractions graves.
A noter que cet opérateur politique, membre du parti cher à Aimé Jules Murhula Manegabe soutient que le dialogue national ne peut avoir de valeur politique et juridique que s’il protège l’ordre constitutionnel, garantit la justice pour les victimes et refuse toute reconnaissance de la violence comme voie d’accès au pouvoir.
Papa Millionnaire BADIBANGA
L’écrivain du peuple











