Le mardi 17 février 2026, il s’est tenu à Bukavu la cérémonie de lancement officiel d’un ambitieux projet de renforcement des capacités des organisations féminines et de jeunes dans la province du Sud-Kivu. Portée par un consortium réunissant ONU Femmes et UNFPA, avec l’appui financier du Fonds pour la consolidation de la paix, cette initiative de 12 mois est exécutée par l’ONG Amazing Light Women RDC. Elle vise de transformer durablement la participation citoyenne à la paix dans la province du Sud-Kivu. La Rédaction de VOIX CRITIQUES, VC Africa, a jeté un coup d’œil sur ce projet, et en voici l’essentiel.
À travers ce projet, l’ONG Amazing Light Women RDC veut répondre à un défi de taille : renforcer les capacités techniques, organisationnelles et financières des acteurs communautaires afin qu’ils deviennent de véritables artisans de paix.
Un projet stratégique pour renforcer les acteurs locaux de paix
D’après Ndjeka Naomi, chargée des programmes de l’ONG Amazing Light for Women, au centre de cette initiative figure un objectif clair : doter les organisations de la société civile féminine et les réseaux de jeunes de compétences solides pour intervenir efficacement dans la prévention et la résolution pacifique des conflits.
Des sessions de formation spécialisées seront organisées pour former des médiateurs communautaires, capables d’analyser les tensions sociales, d’anticiper les crises et de promouvoir le dialogue.
Au total, 45 jeunes et femmes médiateurs recevront une formation approfondie en analyse des conflits, médiation sociale et cohésion communautaire.
Parallèlement, une vingtaine de leaders issus d’organisations locales bénéficieront d’un accompagnement en gouvernance associative, mobilisation des ressources, plaidoyer et gestion de projets.
L’objectif est de créer un réseau structuré et compétent capable d’influencer positivement les initiatives de paix à tous les niveaux : local, provincial et national.
Des actions concrètes pour transformer les communautés
Le projet ne se limite pas à la formation théorique. Il prévoit également des activités pratiques visant un impact direct sur les populations des zones d’intervention, notamment Minova et Uvira.
Parmi les initiatives phares, notre source cite :
- L’organisation de dialogues intergénérationnels trimestriels pour prévenir les conflits communautaires ;
- La mise en place d’espaces multi-acteurs réunissant société civile, autorités et leaders locaux ;
- Des campagnes de sensibilisation de masse sur la cohésion sociale, la lutte contre les violences basées sur le genre et la résolution non violente des différends.
Ces actions devraient atteindre environ 15 000 personnes grâce à divers canaux : émissions radio, saynètes populaires, supports pédagogiques et rencontres communautaires.
En outre, ce projet prévoit la création de clubs de réflexion sur la masculinité positive, afin d’impliquer activement les hommes dans la promotion de la paix et de l’égalité.
Une meilleure coordination des mécanismes de paix
Ndjeka Naomi ajoute, par ailleurs, que le troisième pilier du projet vise à renforcer la synergie entre mécanismes traditionnels et institutionnels de paix, notamment avec le P-DDRCS et d’autres structures impliquées dans la stabilisation communautaire.
Des formations spécialisées seront organisées pour intégrer la dimension genre dans la planification des activités de paix et améliorer la gouvernance des dispositifs existants.
Cette coordination accrue doit permettre d’éviter les chevauchements d’actions, d’optimiser les ressources disponibles et d’assurer une réponse cohérente aux besoins spécifiques des femmes, souvent premières victimes des conflits mais aussi actrices de premier ordre de la reconstruction sociale.
Visiblement, au-delà des chiffres et des activités prévues tout au long de ces douze mois, ce projet apparaît comme un véritable catalyseur de changement. Il met en lumière une conviction forte : la paix durable ne peut être imposée d’en haut. Bien au contraire, elle se construit avec les communautés elles-mêmes, en valorisant leur expertise locale et leur capacité d’action.
En investissant dans les compétences des femmes, des jeunes et des leaders communautaires, l’ONG Amazing Light for Women ouvre la voie à une dynamique nouvelle où chaque membre de la communauté devient acteur du vivre-ensemble.
Rappelons que l’ONG Amazing Light for Women est une organisation humanitaire, de paix et de développement à pied d’œuvre au Sud-Kivu. Elle se distingue par son approche particulièrement basée sur le leadership des femmes pour sauver des vies, construire la paix et faire émerger la société.
Papa Millionnaire BADIBANGA
L’écrivain du peuple











