La ville s’apprête à vivre une semaine pas comme les autres. Du 24 février au 1er mars 2026, l’église Phila Cité d’exaucement organise un grand séminaire ouvert à tous, croyants comme non-croyants. Loin d’être un rassemblement religieux ordinaire, l’événement se présente comme un véritable réveil des consciences, pour délivrer le peuple de Dieu.
A la veille de ce programme, lors d’une interview accordée votre Rédaction le dimanche 22 février 2026, le pasteur responsable de cette église, Jean-Pierre Disashi, a déclaré
« Peuple de Dieu, peuple de Bukavu, vous souffrez parfois sans comprendre pourquoi. Beaucoup luttent contre des batailles visibles, alors que leurs véritables adversaires sont invisibles. Tant que les autels spirituels négatifs restent debout dans une vie, ils continueront à parler contre la destinée d’une personne. Mais, je vous annonce une bonne nouvelle : ce que Dieu renverse, personne ne peut le relever ! », proclame le pasteur Disashi.
Briser les cycles d’oppression
Le thème central du séminaire ‘’ renverser l’autel de Baal qui est à ton père ‘’ s’inspire du récit biblique de Gédéon. Pour le pasteur, ce passage n’est pas seulement historique : il reflète une réalité actuelle touchant familles, carrières et communautés.
« Notre passage de base se trouve dans le livre des Juges, chapitre 6, où Dieu donne l’ordre à Gédéon : « Va renverser l’autel de Baal qui est chez ton père. » Pourquoi ? Parce que le malheur provenait de cet autel. Le père de Gédéon avait cessé de servir l’Éternel et s’était mis à servir les dieux des Cananéens et des Amoréens, en érigeant un autel qui symbolisait cette alliance. Or un autel est un lieu de sacrifice, un lieu de communion, un carrefour de rencontre entre Dieu et ses créatures, mais aussi entre les hommes et le monde spirituel », explique la source.
Et d’ajouter que les enfants de Dieu ne devraient pas banaliser la réalité des autels.
« Il est important que les enfants de Dieu comprennent la réalité des autels. Si vous avez eu un père occultiste, vous pouvez constater que certaines traces spirituelles continuent d’affecter la vie des enfants. Il faut alors commencer par renverser l’autel du père afin de bâtir un autel à l’Éternel. Car le monde spirituel n’aime pas le vide : une fois l’autel de Baal renversé, il faut élever l’autel du Seigneur pour qu’il y ait restauration », précise cet homme de Dieu.
C’est pourquoi, l’autel de baal doit être renversé dans la vie de ceux qui vont participer à ce séminaire, une occasion d’être enfin libres.
« Beaucoup prient pour réussir, mais ignorent qu’ils prient sur un terrain spirituel occupé. On ne construit pas un palais sur une fondation contaminée. Avant la bénédiction, Dieu exige parfois la démolition. Ce séminaire sera un chantier divin où les autels contraires seront détruits et où les vies recevront enfin la liberté qu’elles attendent depuis des années », fait-il savoir en substance.
Toujours selon lui, certaines stagnations prolongées ne sont pas dues au manque d’effort humain, mais à des blocages plus profonds. Il insiste : comprendre la notion d’autel, c’est comprendre la racine spirituelle des réalités visibles.
Une convocation Divine
Dans ses propos, le pasteur affirme que cette rencontre dépasse le cadre d’une simple initiative humaine :
« Je n’invite pas les gens à un programme, je les appelle à un rendez-vous prophétique avec leur destinée. Ce n’est pas l’homme qui convoque, c’est Dieu qui convoque. Celui qui viendra avec foi repartira avec un témoignage. Celui qui viendra avec un fardeau repartira avec une victoire », rassure Jean-Pierre Disashi.
Il précise que chaque journée sera rythmée par des temps de prière, d’enseignement et d’intercession destinés à provoquer une transformation intérieure durable.
Sans doute, l’appel du pasteur ne vise pas uniquement les fidèles d’église. Il s’adresse explicitement à toute la société, parce que la question d’autel de baal concerne tout le monde, y compris la Nation :
« Que tu sois étudiant, commerçant, fonctionnaire, parent ou jeune sans repères, cette rencontre te concerne. Les autels négatifs ne choisissent pas leurs victimes selon leur religion ou leur statut social. Mais la puissance de Dieu non plus ne fait pas de discrimination : elle libère quiconque croit », indique la source.
Il met l’accent également sur la dimension collective du message, estimant que la transformation personnelle peut entraîner celle d’une ville entière.
Ce que Dieu va faire vous surprendra
Sans ambages, le pasteur se montre rassurant quant aux retombées positives de ce séminaire sur la ville de Bukavu et ses habitats.
« Bukavu n’est pas condamnée à répéter les mêmes douleurs génération après génération. Une ville change quand ses habitants changent spirituellement. Si nous renversons ensemble les autels de l’échec, de la peur et de la fatalité, nous verrons se lever une génération forte, stable et prospère. Ce que Dieu s’apprête à faire dépassera nos attentes ».
Il espère vivement que des vies seront libérées des cycles de malheurs et de larmes qui n’ont que trop duré.
« Je crois que cette semaine, Dieu va susciter des Gédéon : des hommes et des femmes appelés, avec l’autorité de Christ, à briser les règnes mauvais, renverser les autels et bâtir un autel à l’Éternel, afin de mettre fin aux cycles de malheur et de larmes. Il existe même des familles où l’on sait qu’à tel mois chaque année il y aura un deuil. Qui a bâti cet autel qui réclame des décès ? Qui a érigé cet autel du sang à l’Est de notre pays, où l’on pleure sans cesse ? Vous pouvez constater aussi, par exemple, que dans une famille un ancêtre était polygame, puis un autre, puis un autre encore ; ou encore que les divorces se répètent de génération en génération. Nous devons renverser cet autel et rétablir l’autel de Yahweh, l’autel de la paix ».
En cette année nouvelle 2026 proclamée par l’Église Phila Cité d’exaucement comme l’année de stabilité et de repos de tous côtés, le pasteur Jean-Pierre Disashi laisse entendre que personne ne peut expérimenter la vraie stabilité si des autels mauvais subsistent.
A l’en croire, il faut d’abord renverser ces autels sataniques, fondés sur certaines croyances purement culturelles ou traditionnelles.
Tout en invitant les habitants à venir massivement à ce programme transformateur de vies, notre source dévoile l’agenda de cette semaine d’enseignements prophétiques et de délivrance :
« Dès lundi 23 Février, nous commençons. Le matin, de 6 h à 7 h, toute l’Église se réunira pour adorer et prier. Chaque jour, de midi à 13 h, il y aura une heure de prière. Puis l’après-midi, la grande plénière se tiendra de 15 h 30 à 18 h. Les trente premières minutes seront consacrées à la prière libre. Chacun devra implorer Dieu, notamment pour qu’il ouvre les yeux spirituels et accorde le discernement, afin que chacun comprenne la réalité spirituelle de sa famille : quel esprit y règne ? ».
Droit au but, le pasteur Jean-Pierre Disashi, responsable de Phila Cité d’exaucement à Bukavu, église chère au patriarche Roland Dalo, lance cet appel brûlant :
« Bukavu doit appartenir à Christ. Notre ville compte beaucoup de personnes religieuses qui fréquentent les églises, mais dont les vies ne sont pas transformées. Nous croyons qu’avec l’aide du Seigneur, le temps est venu de vivre une transformation réelle. Ne manquez pas ce moment. Certaines portes ne s’ouvrent qu’à des saisons précises. Et quand Dieu ouvre une saison, celui qui hésite peut laisser passer son miracle. Venez et invitez les autres à venir ».
Papa Millionnaire BADIBANGA
L’écrivain du peuple











