C’est à l’issue des assises de cinq jours, tenues à Bukavu, que des organisations de femmes et de jeunes ont exprimé cet engagement solennel, le samedi 21 février 2026.
Organisée par l’ONG Amazing Light for Women, cette rencontre s’est concentrée sur un projet de renforcement des capacités de ces organisations afin de favoriser leur participation significative à la cohésion sociale et à la consolidation de la paix dans la province.
Au terme de cet atelier, les participants, satisfaits, ont réaffirmé leur volonté de promouvoir la cohésion sociale et de contribuer à la consolidation de la paix dans toute la province du Sud-Kivu.
Parmi eux figure Monique Cirimwami, coordinatrice de la Dynamique des femmes engagées pour la paix et le développement.
« Je prends l’engagement de restituer les acquis de cette formation auprès des membres de mon organisation. En plus, je m’engage à être une ambassadrice de la paix en diffusant des messages de vivre-ensemble dans mon quartier, dans ma commune et ailleurs », assure cette jeune femme, convaincue que sans la paix, il n’y a pas de vie.
De son côté, Bienfait Mushingo, du Collectif interuniversitaire Ubuntu, se réjouit de cette rencontre qui, selon lui, a été enrichissante, car « il y a plus d’idées dans deux têtes que dans une ».
« Nous avons beaucoup appris pendant cet atelier sur des questions essentielles liées à la paix. Notre engagement est de porter ces messages dans nos institutions universitaires, souvent oubliées dans ce type de programmes. Nous comptons sensibiliser les étudiants à vivre dans l’entente afin de donner une chance à la paix entre nous, sans tenir compte de nos divergences tribales ou ethniques », renchérit-il.
Dans le même esprit, Bienfait-Luc Rukingama, point focal du programme Veilleurs du Web, s’engage à lutter contre la désinformation sur les réseaux sociaux. Fort des connaissances acquises lors de l’atelier, il affirme disposer désormais des outils nécessaires pour combattre ce fléau qu’il considère comme une arme nuisible à la cohabitation pacifique des communautés.
« Sur les réseaux sociaux, quelqu’un peut accuser une communauté sans preuves vérifiables. Mais nous devons détecter ces mensonges destructeurs et prêcher la paix », promet-il.
Même son de cloche du côté d’Aisha Saidi, du Réseau des femmes musulmanes pour la paix et le développement.
« En plus de faire bénéficier nos membres de tout ce que nous avons appris, nous allons mettre à jour notre plan d’action annuel en y intégrant des activités liées à la paix et à la cohésion sociale. Nous disposons de sous-groupes de femmes dans plusieurs territoires du Sud-Kivu, ainsi que d’associations villageoises d’épargne et de crédit avec lesquelles nous partagerons ces messages afin qu’elles les relaient dans leurs communautés », explique cette mère de famille.
Dans son mot de clôture, Mireille Ntumba, coordonnatrice de l’ONG Amazing Light for Women, a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance tant envers les formateurs que les participants.
« Stella Yanda, la formatrice, est une véritable bibliothèque vivante, une personne-ressource inestimable. Ce qu’elle a semé en nous façonnera notre avenir, celui de nos organisations au sein de notre synergie, et contribuera surtout à bâtir la paix dans notre société. Quant à Alain Namujimbo, l’autre formateur, il a été exceptionnel pendant ces assises en nous montrant la voie pour communiquer la paix dans nos entités respectives », a-t-elle déclaré.
Concernant les participants, Mireille Ntumba s’est félicitée de la forte mobilisation des femmes et des jeunes, qu’elle a encouragés à diffuser les messages de paix dans leurs milieux de vie.
« Jésus-Christ, notre Seigneur, n’avait que douze apôtres, et pourtant l’Évangile s’est répandu dans le monde entier. Nous aussi, organisations réunies en synergie, nous sommes capables de transformer positivement la situation des conflits qui persistent dans nos communautés. Après cette activité, je vous invite à aller prêcher la paix et la cohésion sociale chez vous et autour de vous », a-t-elle exhorté, rappelant que la paix commence d’abord par l’harmonie avec soi-même, puis avec son environnement.
Il convient de souligner que ce projet est exécuté par Amazing Light for Women en consortium avec ONU Femmes et UNFPA, grâce au financement du Fonds pour la consolidation de la paix. Trois zones sont ciblées : Minova, Uvira et la ville de Bukavu.
Papa Millionnaire BADIBANGA
L’écrivain du peuple











